jeudi 16 février 2017

{Chronique} Une fourmi dans le sable








Auteur : Aurélie Barnéoud-Pastor
Editions : Autoédité
Collection : -
Date de parution : 2016
Nombre de page : 166 pages








"Un silence se fit. Dans le calme, les mains posées à plat, devant elles, les trois femmes nues assises en tailleur sur la chape de ciment, regardaient à présent le sol. L'heure était venue de se taire pour retourner au corps. La lumière du hublot descendait sur les crânes luisants. Les bouches invisibles des visages noirs, soufflaient dans la vapeur lourde. Ploc, ploc. Le bruit des gouttes d’eau résonnait dans la cellule. Parmi elles, des larmes. " Dans ce roman, l'auteur dévoile la féminité, l'humour et le courage de femmes berbères dans un douar urbains marocains, et humanise les silhouettes cachées sous les couches de tissus, en dévoilant avec bienveillance leur quotidien. Et lorsque l'on oppose deux univers diamétralement opposés, le contraste révèle la lumière.

Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier l'auteur, Aurélie, pour l'envoi de ce livre et la confiance qu'elle m'a accordé. Je n'avais jamais entendu parler de ce roman, et pourtant, je l'ai vraiment beaucoup aimé.

Nous allons rencontrer ici deux personnages principaux : Claire, jeune femme marié et mère de famille, vivant dans l'abondance, mais dans l'ennui, et Ilhame, jeune femme elle aussi marié et mère de famille, mais ne profitant pas du tout du même cadre de vie que Claire. Leurs destins vont se croiser, et leurs vies vont changer. Dans les rues de Marrakech, Aurélie Barnéoud-Pastor va nous décrire un quotidien à la fois beau et horrible, et nous conduire dans la vie de ses femmes qui luttent chaque jour pour être heureuse.

Aurélie Barnéoud-Pastor est une jeune auteur, qui à d'abord été peintre, et qui nous écrit ici un livre autobiographique. Sa plume est belle, mêlant émotions et humour, et nous apprenant beaucoup de choses sur la vie au Maroc. Je n'avais encore jamais lu de roman de ce genre, et il est pour moi très difficile de le décrire correctement. C'est un mélange de tout un tas de choses, un hymne à la féminité, un hommage à toute les femmes, heureuses comme malheureuses, riches ou pauvres, un documentaire sur la vie à Marrakech et plus particulièrement sur les femmes berbères, une histoire mêlant mélancolie, tristesse, espoir et joie, bref... L'auteur nous fait voyager dans ce roman, aussi bien au sens propre qu'au sens figuré.

Pour ce qui est des personnages, je ne veux pas tous vous les décrire pour ne pas trop en dire, alors je vais simplement parler de Claire et d'Ilhame. Elles sont toute les 2 très différentes. Claire est une jeune femme que la vie à emmener à Marrakech. En effet, suite à une promotion de son mari, toute la petite famille déménage et part vivre au Maroc. Malheureusement, même si Claire ne manque de rien de matériel, elle manque d'occupation. C'est une femme aimante, mais qui à besoin de faire quelque chose, et qui ne peut pas rester à la maison à attendre que son mari et ses enfants rentrent. Ilhame quand à elle, est une femme qui subit la pression de son mari... Bien obligée de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, c'est une femme très courageuse, et qui n'a pas froid aux yeux.

Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai été surprise sans vraiment l'être. Je m'explique... Au tout début du roman, je ne voyais pas du tout ou l'auteur voulait nous emmener, et c'était d'ailleurs un peu dérangeant. Alors forcément, j'ai été soulagée quand enfin, j'ai compris la tournure de l'histoire. Je ne m'y attendais pas vraiment jusqu'a un moment clés de l'histoire, et puis après, j'ai assez vite compris où voulait nous emmener l'auteur. C'est une très belle histoire, avec une belle leçon d'entraide, de solidarité, d'écoute de l'autre, qui nous donne envie de devenir meilleur. 

mardi 14 février 2017

{Chronique} Calendar Grirl, tome 2, Février








Auteur : Audrey Carlan
Editions : Hugo Roman
Collection : New Romance
Date de parution : 2 février 2017
Nombre de page : 153 pages









Mia se rend à Seattle où elle sera la muse d’un célèbre peintre français.

L’amour sur toile, tel est le titre de l’œuvre du bel artiste avec lequel elle va partager ce mois qui sera riche en émotions. Il faut dire qu’Alec est surprenant dans son travail et qu’il a cette manie si sexy d’utiliser des expressions françaises lorsqu’il s’adresse à Mia.


Mon avis

Si vous me suivez ici, vous savez que je n'avais pas du tout prévu de me lancer dans cette nouvelle saga. Et pourtant, le premier tome m'a vraiment fait de l'oeil, et suite à sa lecture, je me suis prise dans cette série, et me suis donc décidé à la finir en temps et en heure.

Je ne vais pas vous résumer ce second tome, bien qu'il ne soit pas extrêmement différent du premier, mais plutôt vous parler de la saga dans son ensemble. Dans cette histoire, nous allons rencontrer Mia, une jeune femme qui n'a pas vraiment de chance dans sa vie... Sa mère est parti quand elle était plus jeune, et depuis, son père à sombré dans l'alcool et dans les jeux. Il a emprunter une grosse somme d'argent qu'il a perdu en jouant, et il à été violemment attaqué par celui à qui il doit de l'argent. Depuis à l'hôpital, Mia doit faire face et trouver absolument un moyen de rembourser le million de dollars de son père, pour se mettre, elle et sa petite soeur, en sécurité. Elle va alors décider de contacter sa tante qui est la patronne d'une entreprise d'escort girl, et cette dernière va lui proposer un contrat plutôt alléchant... Durant l'année à venir, Mia sera, chaque mois, l'escort d'un nouvel homme. Elle touchera 100000 dollars par mois, avec des bonus selon ce qu'elle fait avec l'homme en question... Mais Mia ne veut surtout pas tomber amoureuse, et ça ne va pas être chose simple...

J'aime toujours autant la plume d'Audrey Carlan, alors je ne vais pas y revenir en détail, et vous renvoi a ma chronique du premier tome si vous voulez en savoir plus, étant donné qu'ici, il n'y a pas de grande différence et de nouveauté à souligné.

Cependant, nous allons parler un peu plus des personnages. Dans le premier tome, nous rencontrions Wes, une jeune homme qui m'avait beaucoup touché, et beaucoup plu. Ici, nous allons rencontrer quelqu'un de fondamentalement différent, Alec. Alec est un peintre de renom, et il a une vision des choses et de la vie bien à lui. Bien que je ne sois pas entièrement d'accord avec ses convictions, je dois bien admettre qu'il m'a fait me remettre en question sur certains points, et c'est ce que j'ai vraiment apprécié chez lui. Son côté désinvolte m'a plu aussi, bien que ça m'ait agacé parfois. Il ne détrône pas Wes, c'est sur, mais il à son charme, et il m'a quand même fait réfléchir... Un peu comme Mia d'ailleurs.

Pour ce qui est de l'intrigue, une fois encore, ici nous sommes sur quelque chose de complètement différent que le premier tome, et c'est plutôt un bon point. Des les départ, on comprend que la relation entre Alec et Mia sera complètement différente de celle entre Wes et Mia, mais ce n'est pas pour autant que ce n'est pas une relation intéressante. Je ne veux pas trop vous en dire pour ne pas vous spoiler, mais je sais que cette relation à dérangé certains lecteurs. Ce n'est pas mon cas. En effet, nous allons rencontrer 12 hommes différents dans cette saga, alors si Mia ne vit que la même relation à répétition, je vais très vite me lasser. Ici, j'ai aimé cette différence qui en à dérangé certains.

Je continu de penser que c'est une saga à découvrir, et je continu de vous inciter à le faire. J'aime vraiment beaucoup, d'autant plus que les livres sont courts et sans prises de tête, et ça fait du bien de temps en temps !

lundi 13 février 2017

{Chronique} Never never, tome 1







Auteur : Colleen Hoover & Tarryn Fisher
Editions : Hugo roman
Collection : New Romance
Date de parution : 3 Novembre 2016
Nombre de page : 198 pages









Leur futur est dans la redécouverte de leurs souvenirs. Depuis ce matin, Silas et Charlie ne savent plus qui ils sont ni quel est leur passé. Pourtant, ils devraient avoir beaucoup de souvenirs communs. Ils se connaissent depuis longtemps et ont toujours été ensemble. Il leur faut maintenant reconstituer leur passé et se redécouvrir mutuellement. Et surtout, ne plus jamais, jamais oublier.

Mon avis

J'ai entendu parler de ce livre à plusieurs reprises, et j'hésitais toujours à me le procurer. C'est finalement mon chéri qui me l'a ramené après être allé en course, et je me suis ruée dessus peu de temps après.

Ici, nous allons rencontrer dans un premier temps Charlie qui se "réveille" dans sa classe sans aucun souvenir de ce qu'elle fait la ni de qui elle est. Comme une remise à zéro de son cerveau. Elle va très vite se rendre compte que tout le monde la connait, et elle va "rencontrer" Silas. Très vite, elle comprend que Silas aussi à perdu toute sa mémoire. Ils ne vont donc plus se lâcher pour tenter de comprendre ce qui leur est arrivé et pour tenter de reconstruire leur vie et leurs souvenirs...

Je pense que la chronique de ce livre sera assez courte, comme lui même est assez court. C'était la première fois que je lisais ce genre de livre, écrit à 4 mains par deux grands auteurs. Et j'ai vraiment beaucoup aimé. Je ne sais pas quel à été la technique d'écriture utilisée, mais ce que j'en retiens, c'est que c'est très fluide. Les évènements se déroulent les uns après les autres, il n'y a pas de longueurs, pas de moment "vide", et en même temps, on est bien tenu en haleine du début à la fin. Je trouve que même si les plumes sont toute en simplicité, ensemble, elles apportent quelque chose qui m'a vraiment fait apprécier ce roman.

Pour ce qui est des personnages, Charlie et Silas sont très différent. Charlie est une jeune adolescente très indépendante, avec une vie bien compliqué une fois qu'elle remet les pied chez elle. Un peu froide, très réservé, très fière aussi je pense, j'ai quand même eu du mal avec elle, même si j'ai fini par m'y attacher malgré tout. Silas quand à lui est tout l'opposé. Très protecteur, il n'a pas peur d'avouer ses sentiments et de parler de ses émotions. Il a un mode de vie complètement différent de celui de Charlie et je pense que paradoxalement, il est très compréhensif et très patient.

Enfin, pour ce qui est de l'intrigue, je savais dés le départ de quoi ça allait parlait puisque le résumé nous met assez facilement sur la piste. Par contre, je ne m'attendais pas du tout à ce qui se passe à la fin, et j'ai vraiment adoré. J'ai maintenant super hâte de lire la suite, en espérant être aussi surprise qu'avec ce premier tome puisque j'ai vraiment fini sur le popotin. 

jeudi 9 février 2017

{Chronique} Vous n'aurez pas ma haine







Auteur : Antoine Leiris
Editions : Le livre de Poche 
Collection : -
Date de parution : 4 janvier 2017
Nombre de page : 128 pages









Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre dernier assassinée au Bataclan. Alors que le pays était endeuillé, à la recherche de mots pour dire l'horreur, il publiait sur les réseaux sociaux une lettre destinée aux terroristes intitulée Vous n'aurez pas ma haine. Dans celle-ci, il promettait à ces « âmes mortes » de ne pas leur accorder sa haine ni celle de leur fils de dix-sept mois, Melvil. Son message fait le tour du monde. Accablé par la perte, Antoine Leiris, journaliste de 34 ans, n'a qu'une arme : sa plume. L'horreur, le manque et le deuil ont bouleversé sa vie. Mais, à l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre, il nous dit que malgré tout, la vie doit continuer. C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre dans ce témoignage poignant.

Mon avis

Je suis tombée sur ce livre complètement par hasard alors que je faisais mes courses. Le titre me parlait, et quand j'ai compris qu'il s'agissait de l'auteur d'un statut Facebook qui avait fait le tour du monde au moment des attentats du Bataclan, je n'ai pas hésité une seule seconde de plus.

Le résumé de ce roman va être assez court, et ce pour plusieurs raisons. La première, c'est que le livre en lui même est un ivre court, et la deuxième, c'est que malheureusement, il n'y a pas grand chose à dire. Antoine Leiris va nous raconter ici son quotidien et celui de son fils dans les jours, les semaines, qui ont suivis les attentats du 13 novembre, durant lesquels il à perdu sa femme, Hélène, et la mère de son enfant. Depuis l'instant ou Antoine apprend les attentats jusqu'à la fin du livre, tout son combat est entièrement dédié à son fils, et c'est ce qu'il nous raconte ici, comme il l'avait raconté sur Facebook il y a plusieurs mois de ça.

Antoine Leiris à une belle plume. Je ne sais pas si il écrira d'autres romans par la suite, mais j'ai vraiment aimer le lire. Son histoire est très aérer, la mise en page est intéressante, avec différentes parties dans le livre qui représente les différentes étapes du deuil et de la reconstruction. En plus de ça, il m'a fait passer par tout un tas d'émotion. J'ai rigolé, et puis j'ai eu une honte de rigoler, j'ai pleuré, j'ai été nostalgique, j'ai eu peur, j'ai été en colère, bref... Je crois qu'en à peine plus de 100 pages, je suis vraiment passer par tout un tas d'états différents, et pour ça, je félicite l'auteur.

Antoine Leiris est un mari aimant, on le comprend des les toute premières lignes. Il est fou amoureux de sa femme, et à force de trop s'aimer, ils ont fait un enfant, puisqu'eux deux avaient trop d'amour à donner. Ce livre est un hymne à l'amour, à l'espoir, à la paix. Antoine Leiris semble avoir un sang froid qui m'impressionne. Face à son fils, il sera prêt à tout combattre, il déplacera des montagnes si il le faut, mais il fera tout ce qui est en son pouvoir. On le voit très clairement. C'est un grand un homme. Qui à vécu l'horreur, mais qui continu de vivre, parce qu'il le faut bien.

Nous allons aborder un sujet difficile dans ce livre, et puis d'autres petits sujets beaucoup plus "anodins" (je parle des petits pots de la crèche ici, pour ceux et celles qui l'auraient lu). Mais malgré l'horreur, la tristesse, le deuil, nous allons surtout voir et comprendre que la vie continuera toujours, quoi qu'il arrive, et que même en tombant sept fois, il faudra se relever huit... J'ai pris une belle claque en lisant ce livre, et j'ai vraiment du mal à mettre des mots sur ce que j'ai ressentis, alors si avec cette chronique je ne vous ai pas vraiment convaincu... Aller l'acheter quand même, et vous verrez... 

mardi 7 février 2017

{Chronique} Ten Tiny Breaths, tome 1, Respire








Auteur : K.A. Tucker
Editions : Le Livre de Poche
Collection : -
Date de parution : 3 Février 2016
Nombre de page : 408 pages








À à peine 20 ans, la vie de Kacey bascule dans la tragédie : ses parents, sa meilleure amie et son copain meurent dans un accident de voiture. Elle est la seule survivante de la famille, avec sa sœur Livie qui n'était heureusement pas avec eux ce jour-là. Alors qu'elles sont confiées à la garde d'un oncle et d'une tante peu scrupuleux, Kacey décide de prendre sa vie et celle de sa sœur, en main. Ensemble elles vont tenter de se reconstruire à l'autre bout du pays, en Floride.


Mon avis

Si vous me suivez assez régulièrement, vous savez sans doute que ce livre à atterri dans ma PAL suite à mon achat de la box "Kube". J'ai été ravie de recevoir ce livre qui était dans ma WL depuis un bon moment, et suite à mon tirage au sort de la BookJar série du mois de Janvier, j'ai du lire ce livre. 

Nous allons rencontrer ici Kacey, une jeune femme de 20 ans qui n'a malheureusement pas été épargnée par la vie... Lors d'une soirée tragique, un accident de la route va lui retirer ses parents, son petit ami et sa meilleure amie. Elle sera la seule survivante, et elle devra attendre bien sagement l'arrivée des pompiers en voyant l'horreur sous ses yeux. Quelques années plus tard, Kacey décide de prendre sa vie en main ainsi que celle de sa petite soeur. Elle déménage donc en Floride, et va tenter de s'en sortir comme elle le peut... Entre galères et bonne rencontres, Kacey va-t-il réussir à reconstruire sa vie ?

Je dois bien avouer qu'au tout départ, je n'étais pas sure d'aimer ce livre, sans trop savoirpouruqoi. Et puis très vite, j'ai été happée dans l'histoire, et je me suis très vite prise d'affection pour cette histoire. Je n'avais jamais lu de K.A. Tucker, et une fois encore, je n'étais pas certaine d'aimer sa plume, mais pourtant, j'ai vraiment adoré. Simple, mais drôle, parfois cocasse, pleine d'émotions, je trouve que l'auteur parviens à nous faire ressentir tout un tas de chose et à nous surprendre quelques fois. Je n'ai pas vu les chapitres passés, et pour vous dire, j'ai dévoré les 400 pages en deux soirs à peine.

Pour ce qui est des personnages, la aussi grosse surprise. Je les ai tous aimé, tous, sans exceptions. Je ne vais pas tous vous les citer pour ne pas vous poiler, mais disons que les 5 personnages principaux m'ont vraiment touchés pour des raisons bien différentes. Kacey est une jeune femme forte, et très faible en même temps. Prête à tout pour sa petite soeur, elle à incroyablement peur de la perdre, mais on peut la comprendre, vu ce qu'elle à vécu. Livie, sa petite soeur, est très différente, peut être un peu plus mature alors qu'elle est pourtant plus jeune mais une fois encore, très attachante. Et pour les autres, je vous les laisserai découvrir. En tout cas, l'auteur fait de très bon choix, et j'ai pu passer une super moment grâce à tout ça.

Enfin, parlons de l'intrigue. L'intrigue principale, et on ne nous la cache pas, et de découvrir si oui ou non, Kacey va réussir à reconstruire sa vie après le drame qu'elle et sa soeur ont du vivre. Mais il y a d'autres intrigues qui vont venir se coller à cette première, et notamment une qui va parler d'amour, on s'en doute... Malheureusement, j'ai vu venir la dénouement de l'histoire, au tout début du livre, alors je n'ai pas été surprise d'apprendre certaines choses, mais ceci dit, ça ne m'a pas déçue pour autant. J'aime ne pas être trop surprise, pour ne pas être déçue, et puis en plus de cette intrigue secondaire que j'avais deviné, il y a tout un tas de petits éléments que je n'avais pas deviné.

En bref, ce livre m'a énormément plu, et je ne pensais pas l'aimer autant. Je l'ai adoré, et comme je vous le disais plus haut, j'ai eu énormément de mal à m'arrêter de lire pour me coucher le soir. Je vous le conseille vivement, et pour ma part, je serai ravie de découvrir le tome 2.

vendredi 3 février 2017

{Chronique} Ce que tient ta main droite t'appartient







Auteur : Pascal Manoukian
Editons : Don Quichotte
Collection : -
Date de parution : 5 Janvier 2017
Nombre de page : 288 pages










« Si ce soir-là Charlotte n était pas sortie dîner entre filles, si ce jour-là Karim n était pas allé à la mosquée, jamais elle n aurait déchiré sa robe, jamais il ne serait parti en Syrie. Ils promèneraient leur fille dans les allées du parc. Il lui achèterait des livres qu elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour elle serait plus belle. Chaque jour ils seraient plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu à un bas filé... »


Le miracle n arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout. Son désir de vengeance va le mener jusqu'aux ruines d'Alep, au coeur de la machine à embrigader de Daech. Là où se cachent les monstres, mais aussi les centaines d'égarés qui ont fait le mauvais choix pour de mauvaises raisons. Là où il faudra lutter pour ne pas ressembler aux bourreaux.


Mon avis

Je tiens tout d'abord à remercier mon partenaire LP Conseils ainsi que les maisons d'éditions Don Quichotte pour l'envoi de ce roman. Le résumé m'avait vraiment beaucoup plu, même si je savais que ce serai un livre dur.

Dans ce roman, nous allons rencontrer Karim et Charlotte, un couple fou amoureux, qui attendent un bébé. Un soir, Charlotte va décider de sortir boire un verre avec ses copines, pour fêter (entre autre), le futur enfant à naître. Malheureusement, ce soir là, l'horreur va frapper. Une horreur sans nom, sans visage, sans couleur. Une horreur qui va conduire Karim à envisager le pire, et qui le pousser dans les bras de la machine à lobotomie de Daech. Karim va partir les rejoindre, afin de comprendre. Comprendre qui se cache derrière tout ça, comprendre pourquoi, et comment. Nous allons le suivre dans les ruines d'Alep, et nous allons voir avec lui ce qu'il s'y passe vraiment... Jusqu'a comprendre, ou pas, le pourquoi du comment.

Pascal Manoukian est avant tout un journaliste. Il écrit donc ce roman en mélangeant deux genre. D'un côté, nous avons l'aspect romancier, et de l'autre, nous découvrons l'aspect documentaire. C'est ce mélange de deux genres qui m'a plu, puisque j'ai eu la sensation de découvrir une histoire (incroyablement tragique, je l'avoue) tout en apprenant beaucoup de choses sur l'Etat islamique et plus particulièrement sur Daech. Pascal Manoukian ne mâche pas ses mots, il ne cherche pas à faire dans la dentelle, et n'essaie pas de nous donner de faux espoir. C'est aussi une des richesses de son écriture. Cependant, ce livre ne s'adresse pas à n'importe quel public. Il faut y être préparé : c'est un livre dur, qui remue les tripes et qui donne souvent envie de crier, mais si on y est prêt, c'est une histoire très intéressante à lire.

Nous allons avoir ici plusieurs personnages, mais celui vers lequel nous allons le plus nous tourner, c'est Karim. Karim est une jeune homme qui ne sait pas trop où il en est avec la religion. Croyant peut être, mais pas vraiment pratiquant, et uni à une femme issu d'une famille catholique, la religion n'a pas une place importante dans sa vie. Il va commencer à se poser des questions suite à l'annonce de son futur enfant : allons nous le circoncire ou le baptiser ? Au fil du roman, on découvre un homme intelligent, malin, sensible aussi, mais avec une force incroyable et un sang froid comme j'en ai rarement vu. Fou amoureuse de Charlotte, il est prêt à tout pour elle, et je me suis beaucoup attaché à lui.

L'intrigue quand à elle n'a rien d'extraordinaire, mais je ne pense pas que l'auteur ait voulu à un quelconque moment mettre en place une réelle intrigue. Nous savons ce qui va se passer, nous nous en doutons très bien. Cependant, c'est l'aspect "connaissance" qu'il faut mettre en avant ici. Ce roman est incroyablement bien documenté, et on voit très clairement que Pascal Manoukian sait de quoi il parle. J'ai appris beaucoup de choses sur Daech, j'ai compris beaucoup de choses, et c'est pour moi le plus gros point positif de ce livre. En bref, c'est une histoire dur, vraiment très dur, que j'ai parfois eu du mal à lire, mais c'est un très beau livre, qui nous aide à comprendre ce qu'il se passe la bas, et si vous en avez la force, je vous le conseille vraiment.